Jauge fonctionne sans collecter aucune donnée personnelle, sans cookie de suivi, sans appel analytique. Voici ce que cela signifie en pratique, et comment vous pouvez le vérifier vous-même.
localStorage, rien dans sessionStorage, rien en cache long terme.Pour identifier la convention collective d'un employeur, Jauge interroge l'API publique recherche-entreprises.api.gouv.fr, opérée par la Direction interministérielle du numérique (DINUM) à partir des données SIRENE de l'INSEE. Cette API est publique, gratuite, sans authentification, et documentée.
Votre navigateur envoie un nom d'entreprise ou un SIREN à cette API et reçoit en retour les informations administratives publiques de cet employeur, dont l'IDCC. Aucune information personnelle vous concernant n'est jointe à cette requête. Cette API est soumise au droit français et aux engagements de service public de l'État.
Ouvrez les outils de développement (F12 sur la plupart
des navigateurs), onglet « Réseau ». Utilisez Jauge
normalement. Vous verrez exactement les requêtes que
votre navigateur émet : aucune ne part vers un serveur
d'analytique, de publicité ou de tracking. Les seules
connexions externes vont vers
recherche-entreprises.api.gouv.fr.
uBlock Origin, Privacy Badger ou tout équivalent n'auront rien à bloquer sur Jauge. Aucun script de traceur n'est chargé.
Le code de Jauge est ouvert, sous licence AGPL-3.0, et publié sur GitHub. Vous pouvez l'auditer, le forker, le redéployer. L'absence de tracking est dans le code, pas dans une promesse.
Jauge demande des informations sensibles : revenu fiscal de référence, situation familiale, employeurs, mois travaillés. Dans un secteur où la précarité est structurelle et où les rapports avec les institutions sont souvent tendus, demander aux salarié·es d'envoyer ces données à un serveur tiers, même bien intentionné, n'est pas acceptable.
Le calcul est de toute façon réalisable en local : les barèmes sont publics, les règles sont publiques, le volume de données traitées est petit. Il n'y a aucune raison technique de centraliser quoi que ce soit.
Sortir l'analytique du périmètre est aussi un choix assumé. Savoir combien de personnes utilisent Jauge, d'où elles viennent ou quelles pages elles visitent est intéressant, mais cela demande de stocker des traces. Ces traces, même anonymisées, peuvent être recroisées. La seule façon honnête de tenir la promesse « zéro donnée » est de ne rien collecter.
En lisant les retours par mail, en parlant avec les syndicats, les fonds et les utilisateur·rices, en regardant les statistiques agrégées que l'hébergeur (Cloudflare Pages) fournit côté serveur sans cookie ni identifiant utilisateur (volume de requêtes, codes de réponse, pays approximatif). Aucune de ces informations ne permet de remonter à une personne.
Si vous avez un retour, une critique, un bug à signaler : [email protected].